Débat - Notez bien la date ...
Syndicaliste nous ne pouvons que déplorer l’attitude de l’entreprise France Télécom qui contourne de manière quasi systématique les instances représentatives du personnel, appauvrissant le dialogue social d’autant plus fondamental dans un Groupe confronté à d’importantes mutations.
A titre d’exemple, le vendredi 26 juin, l’entreprise a franchi un cran supplémentaire en notifiant par voie d’huissier, à 17h30, à 11 CDD, sur le site d’Avignon, que leur contrat se terminait au terme de leur vacation.
L’entreprise justifie ces ruptures de CDD par une surestimation de l’activité. Dans les faits, et comme le hasard fait bien les choses, c’est justement les 11 CDD qui sont impliqués dans une
demande de requalification de leur contrat de travail devant le conseil des prud’hommes d’Avignon qui en subissent les conséquences. L'activité des autres CDD du site n'est pas remise en
cause.
Cette attitude est scandaleuse et indigne d’une entreprise dans laquelle l’État reste un actionnaire majeur. Il est clair que France Télécom essaie par tous les moyens, y compris des moyens
illégaux d’échapper à des embauches en CDI alors que des négociations sur l’insertion des jeunes sont annoncées.
Depuis des mois, les syndicalistes demandent, tant au niveau des comités d’établissement que du comité d’entreprise, une information loyale sur le recours aux CDD, à l’intérim, à la sous-traitance et sur les heures supplémentaires. Après les efforts de l’entreprise constatés en 2008 sur les questions de transparence, au niveau national, en matière de sous-traitance, nous sommes au point mort. L’entreprise tergiverse car elle sait bien que certaines de ses pratiques sont illicites.
Sur le centre d’Avignon, sous le prétexte d’un
surcroît d’activité temporaire, l’entreprise constitue un volant permanent de main d’œuvre précaire, docile et flexible. Certains salariés enchainent les CDD depuis plus de 10 ans, sans
perspective d’embauche. Pire, France Télécom n’hésite pas à utiliser des méthodes musclées, dignes de patrons voyous, quand des salariés
entendent faire valoir leurs droits.
Syndicaliste nous n’acceptons pas de telles méthodes. Il faut soutenir les CDD licenciés de manière illégales
et manifester notre solidarité en faisant pression à tous les niveaux sur l’entreprise, en interpellant l’inspection du travail et en s’inscrivant dans les démarches en cours ou à entreprendre
auprès des tribunaux compétents.
Nous sommes dans un État de droit et l’entreprise France Télécom ne doit pas se considérer au dessus des lois.
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